Zoom sur l'animation pastorale au Collège Saint André

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Careme-Paques

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mar. 14

Nouvel engouement des lycéens pour les crucifix

Suite au grand intérêt que les élèves de terminale manifestent ces derniers jours pour les crucifix du lycée, il m'a semblé intéressant de vous partager cette réflexion écrite par un des directeurs du Grand Séminaire de Strasbourg.

Suis-je persuadé que Dieu veut notre bonheur ?
On est souvent plein de fausses images sur Dieu.
On a besoin d’être guéri de n’avoir pas été aimé ou d’avoir été mal aimé, guéri des mille petites blessures liées à l’éducation et qu’on projette sur la manière dont Dieu agit avec nous : comme un surveillant ombrageux, quelqu’un qui punit, qui se met en colère, etc. (...) Quand le chrétien demande dans le Notre Père « que ta volonté soit faite », il ne sous-entend pas une volonté de malheur, mais celle du bonheur voulu par Dieu.
Bien des voix voudraient entretenir un soupçon sur Dieu, des voix qui parfois nous soufflent : "attention, si tu donnes à Dieu un bout de ta vie, il en voudra toujours plus. Tu vas y perdre ta liberté. Tu seras obligé de faire ceci, de ne plus faire cela. Et puis, es-tu prêt à souffrir ? Car il te demandera de le suivre jusqu'à la croix…" cf. « Celui qui veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive ! »

Porter sa croix chaque jour ?
Que de fois, malheureusement, n'a-t-on pas mal interprété ce verset !
Et cela a laissé des traces dans bien des mémoires individuelles ou collectives. Qu’est-il dit en fait ?
-Porter sa croix, ce n’est donc pas celle de Jésus, car elle est unique. Combien de fois on entend ces mots comme « souffrir atrocement » comme Jésus. Or il est précisé « chaque jour », ce n’est donc pas au sens de martyre mortel et violent.
-Sa croix, pas celle des autres. On n’est pas Dieu, ni Sauveur. On ne doit pas se croire la solution des problèmes des gens. Dans l’écoute compatissante on ne doit pas se faire l’éponge de tous les malheurs, mais on doit tout confier au seul Sauveur.
-Pas celle qu’on s’imagine non plus, la réelle. Car on anticipe toujours faussement l’avenir, comme si la grâce de Dieu devait faire défaut. Bienheureux Frère André du Québec disait : « les gens se font du souci pour rien, Dieu donne quand il faut ce dont on a besoin ! ».
-Pas s’en décharger non plus sur les autres : comme en faisant supporter ses mauvaises humeurs par les autres. Il s’agit simplement de se supporter soi-même.

Porter sa croix : aller jusqu’au bout de ses fidélités
Ce à quoi peut s'attendre le chrétien, ce n'est pas le gibet. Mais une souffrance crucifiante peut marquer le déroulement de la vie avec Dieu ! Au jour le jour en effet, le chrétien essaye d'éliminer les faux biens et les fausses motivations interférant avec l'union à Dieu, dans un esprit de détachement qui peut être douloureux.
À y regarder de près, c'est exactement le type de choix qui a mené Jésus à la croix : Il a préféré renoncer à toute forme de facilités, préférant choisir la manière de voir du Père. Humainement, Il n'a pas toujours compris pourquoi le Père Lui en demandait tant, ni pourquoi le Père permettait que Lui arrive tout ce qui Lui est arrivé, mais toujours Il a suivi Ses options, au prix de choix de fidélité qui a culminé à la croix.
Pourtant, pas plus pour Jésus que pour qui que ce soit d'équilibré mentalement, la souffrance n'est voulue pour elle-même. Oui, le Christ a accepté de souffrir, mais comme conséquence d'un autre choix, le premier celui-là. Son option fondamentale fut la fidélité au Père et à Sa volonté. Il aurait pu essayer de fuir la souffrance : s'organiser pour éviter de tomber entre les mains de ses ennemis, se défendre "correctement" devant le tribunal, se justifier, laisser ses amis intervenir par la force, se retirer loin de Jérusalem, etc. À plus petite échelle (car le sacrifice ultime de sa vie est rarement demandé à quelqu'un), la personne qui accepte que le Christ soit la mesure de son plein développement est mise devant le même choix de fidélité d’amour à faire. La chose est claire : la vie avec et comme le Christ n'est pas d'abord un choix pour la souffrance. Le premier but de la vie avec et comme le Christ est le bonheur de l'union à Dieu.
+Claude Muslin www.diocese-alsace.fr

Tout s'éclaire à présent à mon esprit, le crucifix est un symbole nous rappelant que le crucifié a donné sa vie pour ses amis, qu'aucune puissance ne pouvait avoir d'emprise sur son choix libre et définitif. Que la haine est définitivement tuée en sa chair, que la vie gagne car le chrétien voit plus loin et plus haut que la croix... C'est ce que rappelle les crucifix suspendu de ci et de là au collège Saint André, ce ne sont pas des trophées, mais bien plutôt des objets significatifs sur lesquelles nous pouvons méditer le sens de la vie durant tout le carême 2011.

mar. 16

Messes de mi-carême 2010

Merci à tous pour votre participation joyeuse aux célébrations de mi-carême!
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fév. 15

Message de Carême de Benoît XVI

Dans son message de Carême publié jeudi 4 février au Vatican, Benoît XVI appelle à sortir du repli sur soi et du «rêve de l’autosuffisance» pour trouver le sens de la vraie justice. (Source: La Croix 02.10)

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avr. 8

Arbres de Pâques


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